Terre du Cher :
surtout pour les pièces "grès brut décoré"
 
Terre plus ou moins pyritée :
pièces émaillées.
Terre de Dordogne :
surtout pourles pièces émaillées
 
Dordogne blanche pour certains émaux
et pour le raku
Porcelaine qui se vitrifie à 1300 °C
 
Terre à faïence :
pour quelques bijoux
 
Certains émaux
sortent différemment en fonction de la terre sur laquelle ils sont.
Les terres étant plus ou moins riches en fer, cela peut modifier l'émail. On peut aussi utiliser cette propriété en choisissant une terre pyritée, ce qui entraînera des modifications locales
(au niveau des grains de pyrite) de l'émail.
Il faut aussi tenir compte des différences de coefficient de dilatation entre la terre et l'émail. Ils doivent être à peu près les mêmes,
si l'écart est trop grand,
la pièce casse.
 
Le résultat d'un émaillage
est inaltérable.
Les mosaïques de Ravenne,
fraîches comme au premier jour,
de Suse (musée du Louvre)
et d'ailleurs sont toujours là pour témoigner de la valeur
irremplaçable de ce procédé.
Email
 
L'émail, c'est vrai, n'est pas tout à fait un liant, ni un véritable vernis ou bien il est les deux à la fois. C'est un procédé original.
 
La substance utilisée
comme matière première n'est autre que le verre ou plus rarement le cristal, emprisonnant littéralement le pigment
ou employé pur.
Les véritables émaux
sont initialement à peu près incolores.
On les teinte assez souvent à l'aide
d'oxydes métalliques
(les couleurs pour émaux sont couramment nommées "les oxydes"
et sont également utilisés pour
les engobes, le vitrail et la verrerie).
 
Ce travail a atteint un extraordinaire
degré de raffinement dans les coloris obtenus - très comparables à ce qui peut être réalisé avec de la peinture - dans la mosaïque romaine particulièrement.
Lexique  E & F
Eau-forte:
Désigne une technique de gravure en creux et le tirage qui en résulte. Sur une plaque vernie, l'emplacement du trait est mis à nu par le passage d'une pointe ; l'acide (eau-forte) ensuite versé attaque le métal et creuse les sillons. Une fois gravée, la planche de métal est nettoyée du vernis restant, puis encrée. Pratiqué depuis le XVIe siècle, ce procédé est toujours en faveur chez les artistes.
Ébarber Enlever les bavures (barbes) produites par le passage du burin sur une plaque de métal, à l'aide d'un "ébarboir".
 
Ébauche :
Première esquisse d'une peinture ou d'une sculpture.
 
Ébène :
Bois dur, compact et fort résistant extrait de l'ébénier, un arbre originaire des zones tropicales de l'Afrique et de l'Asie. Noir profond à reflets brillants ou brun rougeâtre, l'ébène fut utilisé en ébénisterie dès le Moyen Age par les Hollandais, pour la fabrication de coffrets marquetés et de berceaux d'enfant. Son utilisation se répandit dans toute l'Europe dès le XVIIe siècle, pour la réalisation de meubles précieux, d'instruments à vent, de touches de clavecin, etc. L'ébène est souvent imité au moyen de bois de poirier ciré et passé à la noix de galle.
 
Écaille :
Matière cornée provenant de la carapace des tortues marines, utilisée pour la confection ou la décoration de nombreux objets : coffrets, éventails, peignes, boucles de ceinture, etc. Translucide, sa couleur va du blond miel au brun foncé. En ébénisterie, comme dans les meubles Boulle, les fonds d'écaillé rouges ou verts sont obtenus par transparence avec un support de ces mêmes couleurs placées sous l'écaille.
 
Échappement :
Mécanisme régulateur employé en horlogerie pour les pendules et les montres, et agissant sur certains rouages, en relation avec le balancier. Le système adopté à recul, à verge ou à ancre 6 permet de dater approximativement la fabrication d'une montre ou d'une pendule.
 
Éclectisme :
Terme utilisé par le philosophe allemand J.-J. Winckelmann pour définir, dans l'histoire de l'art, les périodes pendant lesquelles artistes et créateurs tendent à synthétiser les modèles esthétiques de diverses époques.
 
Écoinçon :
En architecture, surface triangulaire située entre la courbure d'un arc et le bandeau horizontal au-dessus. Dans les arts décoratifs, tapis, tapisseries, meubles, boiseries ou plafonds peuvent présenter des écoinçons rehaussés de motifs tels que des guirlandes en rinceaux. Certains meubles, dits "en écoinçons" prennent place dans un angle, par exemple l'encoignure.
 
Écran :
Meuble léger, composé d'un cadre sur piétement, contenant une étoffe ou un treillis d'osier, déstiné à protéger de la chaleur d'une cheminée.
 
Édicule :
Petite structure architecturale en forme de temple, constituée d'un fronton et de plusieurs colonnes et destinée à accueillir une statue ou une image votive. En ébénisterie, ce terme désigne aussi les petites cavités ménagées dans certains meubles pour serrer des objets précieux.
 
Églomisé :
Se dit d'un objet en verre décoré au moyen d'une dorure ou d'une argenture intérieure, suivant le procédé de l'encadreur français Jean-Baptiste Glomy, qui paraît en avoir été l'inventeur au XVIIIe siècle. Le tracé est fait à la pointe, sur une feuille d'or (ou d'argent) fixée au vernis sur le verre. Les motifs décoratifs les plus courants sont les arabesques et les éléments floraux.
 
Égoïste :
Petite verseuse contenant une unique tasse de breuvage, le plus souvent en argent.
 
Électron :
Alliage naturel d'or et d'argent, utilisé dans l'Antiquité pour les bijoux et les monnaies.
 
Elgin :
Thomas Lord Elgin (Thomas, 1766-1842) est le diplomate anglais qui, avec la complicité des Turcs, a fait déposer les frises et les sculptures du Parthénon pour les exposer ensuite au British Muséum. Certains disent qu'il les a sauvées, mais les Grecs considèrent qu'il s'est livré à un acte de pillage culturel, que l'on désigne désormais sous le nom générique d'elginisme".
 
Élisabéthain :
Style anglais caractéristique du règne d'Elisabeth 1re (1558-1603) et inspiré de la Renaissance italienne, allemande, flamande et française. Le mobilier, en chêne, présentait une structure massive et de riches éléments décoratifs - bulbes, torsades, etc.
 
EIzévir :
Caractère d'imprimerie d'une grande élégance dessiné par Louis EIzévir (1540-1617), imprimeur et libraire hollandais, installé à La Haye et dont les successeurs ont consolidé la renommée aux XVIe et XVIIe siècles.
 
Émail :
Substance vitreuse colorée par des oxydes métalliques qui s'applique par fusion sur un support en métal, généralement de l'or, de l'argent ou du cuivre. Il peut être peint, cloisonné ou champlevé. Déjà utilisé dans l'Egypte ancienne puis à Byzance, du VIe au XIIe siècle, il est introduit en Europe à la fin du XIe siècle. En Chine, l'art de l'émail cloisonné remonte au XIVe siècle (dynastie Ming). En céramique, l'émail est l'enduit coloré qui recouvre la pâte.
 
Embrèvement :
En menuiserie, technique d'assemblage de deux pièces de bois. soit par tenon et mortaise (pénétration de l'une dans l'autre), soit par rainure et languette (ajustage dans le sens de la longueur).
 
Émeraude :
Pierre précieuse de la famille des béryls, dont la couleur va du vert clair au vert profond. Sa valeur dépend plus de la beauté et de la densité de la couleur que de la pureté de la pierre bien que celle-ci compte aussi.
 
Émigrette :
Jeu pratiqué par les émigrés après la Révolution, qui porte aujourd'hui le nom de yoyo.
 
Emporte-pièce :
Instrument métallique aux bords effilés utilisé en marqueterie, soit pour découper le fond, soit pour tailler les pièces formant le motif.
 
Encaustique :
Terme d'origine grecque désignant un procédé pictural utilisant la cire fondue comme liant des pigments. Cette technique fut surtout utilisée dans l'Antiquité (Egypte, Grèce et monde romain) et fut remplacée au Moyen Age par celle des couleurs à la détrempe ou à l'huile. Ce terme désigne aussi une préparation à base de cire et d'essence, utilisée pour entretenir et faire reluire les meubles, les parquets, les lambris, etc.
 
Enchère :
Prix offert par un "enchérisseur" au cours d'une vente publique après mise à prix par le commissaire-priseur. La dernière enchère, confirmée par le mot "adjugé", est généralement appuyée par un coup de marteau en ivoire. Lorsque le commissaire-priseur frappe seulement du marteau sans dire "adjugé", cela veut dire généralement que l'objet est repris discrètement, c'est-à-dire qu'il sera rendu au vendeur, faute d'enchère suffisante. On dit dans ce cas que l'objet est "ravalé". • Double enchère : lorsque deux acheteurs prononcent simultanément une enchère équivalente sur le même objet, le commissaire-priseur remet en vente cet objet au montant de la dernière enchère, et l'objet est à nouveau adjugé au plus offrant et dernier enchérisseur. • Folle enchère : lorsque après le prononcé de l'adjudication, l'acheteur avoue qu'il n'est pas en mesure de payer, le commissaire-priseur arrête la vente et remet aux enchères l'objet qui venait d'être adjugé. Si l'objet n'atteint pas le montant de la précédente adjudication, le "fol enchérisseur" est tenu de payer la différence entre la seconde et la première adjudication. Si l'objet remis en vente dépasse le montant de la première adjudication, le "fol enchérisseur" bénéficie de la différence entre l'enchère finale et sa première adjudication... ce qui se produit rarement.
 
Encoignure :
Meuble d'angle de dimensions, de bois et de formes variés : à rayonnage, à portes pleines, à portes vitrées, etc. Fabriquée par paire, parfois même en quatre exemplaires, l'encoignure fut très appréciée en France au XVIIIè siècle. Les encoignures présentaient une structure générale droite ou bombée, un plateau en marbre, des tablettes ouvertes ou closes de vantaux et un piétement bas. L'ornementation, raffinée, était souvent réalisée en marqueterie ou en laque. En arrondissant les angles des pièces, l'encoignure concourait à leur donner grâce et intimité.
 
Engobe :
Enduit composé d'argile délayée dans de l'eau, destiné à enrober une pièce de céramique avant la cuisson.
 
Enluminure :
Décors faits de graphismes, d'illustrations et d'arabesques qui accompagnent le texte ou les lettrines des manuscrits médiévaux.
 
Ensemblier :
Nom donné depuis 1925 au décorateur chargé de meubler entièrement un espace habitable.
 
Ensouple :
Dans un métier à tisser, ce sont les deux cylindres de bois autour desquels s'enroulent respectivement les fils de chaîne et ceux de trame. Ils sont disposés verticalement si le métier est de haute lice, horizontalement s'il est de basse lice.
 
Entoilage :
Transfert sur une toile neuve d'une œuvre peinte (ou imprimée) afin de lui assurer une meilleure conservation.
 
Entre-deux :
Se dit d'un meuble à hauteur d'appui qui se place entre deux fenêtres ou deux panneaux de boiserie.
 
Envoi  :
Mention placée sur la page de titre d'un livre par l'auteur qui veut ainsi honorer une personne. • Dédicace d'un auteur figurant sur la page de faux titre de son livre. Les bibliophiles apprécient "l'envoi manuscrit".
 
Épicière :
Récipient à compartiments muni d'un couvercle, en argent ou en céramique, qui servait à présenter les épices.
 
Épi de faîtage :
Ornement qui surmonte le sommet d'une toiture, dont l'usage remonte au Moyen Age. A l'origine en forme d'épi de blé, d'où son nom, l'épi de faîtage comporte généralement plusieurs éléments superposés, en forme de corbeilles, de bouquets ou de couronnes de fleurs, d'animaux ou de récipients. La plupart sont en terre vernissée ou en faïence, parfois en plomb.
 
Épinette :
Genre de petit clavecin en usage du XVe au XVIIe siècle, dont la caisse est souvent ornée de motifs décoratifs ou de peintures.
 
Épreuve :
En gravure, tirage d'essai. Épreuves d'artiste : exemplaires réservés à l'artiste, tirés en petit nombre. Épreuve avant la lettre : gravure achevée, sans aucune indication écrite. En photographie, tirage positif obtenu d'après un négatif.
 
Équatorial :
Instrument de mesure des coordonnées d'un astre au moyen d'une lunette mobile servant à déterminer sa position dans le ciel.
 
Érinnophilie :
Art de collectionner certaines vignettes décoratives que l'on colle sur les enveloppes de correspondance à la façon des timbres... mais qui n'en sont pas sans quoi il s'agirait de "philatélie".
 
Escabelle :
Siège italien en usage au XVe siècle, à pieds divergents soutenant le plateau et le dossier sculpté. On dit aussi "scabelle" ou "sgabello".
 
Escalette :
Moulure creusée sur le pourtour d'un marbre pour assurer son maintien sur le dessus d'un meuble.
 
Espadon :
Grande et lourde épée à deux tranchants, que l'on tenait à deux mains, utilisée du XVe au XVIIe siècle.
 
Espagnolette :
Ornement de bronze figurant un buste de femme richement sculpté. Ce motif décoratif, caractéristique du style Louis XV. ornait les angles, la corniche, les entrées de serrure et les poignées des meubles précieux.
 
Espingole :
Arme à feu apparue en Espagne et en Italie à la fin du XVIe siècle. Elle présente une bouche évasée au bout d'un court canon en bronze.
 
Esquisse :
Dessin ou modèle préparatoire d'une peinture ou d'une sculpture, exécuté par l'artiste après les premiers croquis et avant l'exécution définitive de l'œuvre pour vérifier, à une échelle réduite, le schéma de recomposition, les proportions et l'effet chromatique de l'ensemble.
 
Estampage :
Procédé utilisé pour décorer le métal, le cuir ou le papier, en relief ou en creux, à l'aide d'une matrice gravée.
 
Estampe :
Image reproduite à de nombreux exemplaires sur une feuille de papier au moyen d'une planche gravée et encrée. La technique la plus ancienne est la xylographie, inventée par les Chinois, obtenue grâce à des planches de bois gravées. Elle apparaît en Europe au début du XVè siècle, bientôt suivie -après l'invention de l'imprimerie (vers 1455) - par la gravure sur cuivre, élaborée dans des ateliers d'orfèvres. A la fin du XVIIIe siècle, la lithographie, qui se pratique à l'aide d'une pierre encrée, donne à l'estampe un caractère populaire. Les amateurs emploient le qualificatif "original" pour l'estampe ou la gravure lorsqu'elle est dessinée puis gravée par le même artiste.
 
Estampille :
Empreinte attestant l'authenticité d'une œuvre d'art ou d'une pièce de mobilier et figurant le nom du créateur, son chiffre ou ses initiales. Réalisée au feu ou au poinçon de fer, l'estampille fut rendue obligatoire en France pour les maîtres ébénistes en 1741. Elle fut aussi utilisée par certains restaurateurs célèbres et commerçants en mobilier de renom.
 
Estimation :
Valeur d'un objet donnée à titre indicatif par le commissaire-priseur ou l'expert d'une vente. Les catalogues des ventes donnent généralement un prix d'estimation dans une fourchette de prix. Un bureau d'estimation est ouvert certains jours dans la plupart des hôtels des ventes. • Valeur de principe d'un objet d'art, donnée à titre indicatif par un professionnel, marchand ou expert.
 
Estoc :
On appelle arme d'estoc l'arme blanche permettant de porter des coups avec la pointe, en usage du XVe au XVIe siècle.
 
Étagère :
Meuble de petites dimensions pourvu de tablettes horizontales disposées par étage, fort en vogue dans la France du XVIIIe siècle. Placée sur un meuble de soutien ou pendue au mur, l'étagère servait à l'exposition de bibelots de valeur et de pièces de vaisselle de table de grande qualité. Ce terme désigne aussi un meuble formé de montants et de tablettes horizontales, dont le piétement repose directement sur le sol.
 
Étain :
Métal malléable, résistant à l'oxydation de l'air et de l'humidité, employé en alliage avec du plomb. Selon la proportion de plomb, sa couleur va du gris argent au gris fer; l'étain fin (le plus beau) en contient 10 % au maximum, l'étain commun 20%, et la "claire étoffe" plus de 20%. Un excès de plomb le rend toxique, d'où l'obligation pour les artisans d'apposer des poinçons qui garantissaient le "bon aloi" du métal. Seul l'étain fin était autorisé pour contenir des denrées alimentaires.
 
Éthylabélophilie :
Domaine spécifique des collectionneurs d'étiquettes de bouteilles de vin ou d'alcool, et de flacons en tous genres.
 
Étrusque :
Civilisation antique de l'Italie centrale, qui s'est épanouie du VIIIe au VIe siècle avant Jésus-Christ. Fortement influencée par l'art archaïque grec, la civilisation étrusque nous a laissé des céramiques, des bijoux et des statuettes en bronze.
 
Eustache :
Marque célèbre d'un petit couteau à lame pliante, commercialisé au début du XIXe siècle par Eustache Dubois.
 
Évainete :
Graveur grec du IVe siècle avant Jésus-Christ, célèbre pour la qualité de ses portraits, animaux et motifs figurant sur des pièces de monnaie.
 
Évent :
Orifice aménagé dans le moule d'une fonte de bronze pour évacuer la cire dans la technique de la fonte à cire perdue.
 
Exergue :
Espace réservé sur une monnaie ou une médaille à l'inscription d'une date, d'une devise ou d'une courte légende. Se dit aussi d'une inscription placée en réserve en tête d'un livre.
 
Ex-libris :
Étiquette imprimée ou gravée de son nom, collée sur le contre plat du volume par le propriétaire d'un livre. L'ex-libris d'un bibliophile célèbre confère toujours une plus-value.
 
Expert :
Spécialiste d'un secteur déterminé du marché de l'art. Son rôle est d'authentifier et d'estimer les meubles et les objets moyennant une commission de 3 à 6 %, calculée sur le prix de vente chez l'antiquaire ou en salle des ventes. Le titre d'expert n'est pas protégé, c'est-à-dire que n'importe qui peut se prétendre expert. Pour avoir une certaine valeur, le titre d'expert doit être suivi des mots "auprès des douanes", "auprès des tribunaux", ou "agréé" par un syndicat ou par une association reconnue pour son sérieux.
 
Ex-voto :
Objet offert à une église à la suite d'un vœu exaucé. Dans les régions côtières, les ex-voto des marins sont particulièrement nombreux : maquettes de bateaux, tableaux naïfs, objets en bouteille, etc.
Écaille :
Faïence :
Mot français, tiré du nom de la ville italienne de Faenza, adopté dans toute l'Europe pour désigner les céramiques faites d'argile tendre, opaque et recouverte d'émail stannifère, et plus particulièrement les céramiques produites aux XVIe et XVIIe siècles hors des frontières italiennes, notamment en Hollande (à Delft), en France et en Allemagne. Pour la production italienne de la même époque, on utilise de préférence le terme "majolique".
Faisselle Récipient percé de trous, en vannerie ou en terre cuite, qui servait à égoutter et à mouler les fromages blancs. En forme de cylindre, de trèfle ou de cœur. elle est parfois ornée de motifs géométriques. Facile à imiter, la faisselle est souvent copiée : il convient donc d'être très attentif avant tout achat.
 
Faldistoire :
Genre de siège curule, sans dossier, avec un châssis en bois ou en fer forgé, une assise en cuir et des accotoirs portant des ornements d'or, d'argent ou de laiton. Il était utilisé pour les offices liturgiques par les évêques et les cardinaux.
 
Famille jaune :
L'un des cinq groupes dans lesquels sont généralement classées certaines porcelaines chinoises. Celui-ci se caractérise par un décor, sous ou sur glaçure, dominé par la couleur jaune. Il date de la période K'ang-hsi (1654-1722) de la dynastie Ch'ing.
 
Famille noire :
Groupe de porcelaines considéré comme une sous-catégorie de la famille verte, car la teinte noire du fond, obtenue avec du manganèse, est recouverte d'une légère couche d'émail transparent de couleur verte qui lui donne une teinte noir verdâtre très prisée. Les premières porcelaines de ce type datent de la période K'ang-hsi (1654-1722).
 
Famille rose :
Cette appellation a été adoptée en France puis dans toute l'Europe, à partir du XIXe siècle, pour désigner, dans l'immense production chinoise, les porcelaines fabriquées à partir de 1720 environ et caractérisées par une décoration en émail sur glaçure dominée par le rose et le carmin. Les couleurs opaques de la famille rose remplacèrent les émaux transparents de la famille verte.
 
Famille rouge et verte :
Nom donné à plusieurs types de porcelaines chinoises polychromes produites sous la dynastie Ming (1368-1644). Elles sont le plus souvent jaunes, rouges et vertes, à l'exception du bleu sous glaçure.
 
Famille verte :
Nom donné en Europe à la porcelaine chinoise recouverte d'émail transparent de teinte verte. Les premiers exemplaires remontent à l'époque du règne de K'ang-hsi (1654-1722). Nombre de ces pièces sont caractérisées par un très bel émail bleu sous glaçure.
 
Farinière :
Petit meuble de cuisine utilisé uniquement en Provence, où l'on range la farine servant pour la cuisson des poissons. Conçu pour être suspendu au mur, il est doté d'une façade coulissante souvent ornée de motifs sculptés : poissons, cœurs, fleurs ou branchages. Toujours de fabrication très soignée, la farinière (fariniero, en provençal) fait partie des meubles typiques de la Provence ; sa fourchette de prix se situe entre 4000 et 8000F.
 
Farsibaft (Farsibaff, Farsbaff)
Terme désignant l'une des principales techniques de nouage des tapis : elle consiste à passer le fil en boucle autour de l'un des deux fils de chaîne, afin que l'une des extrémités du brin de laine ressorte à côté de chacun de ces fils. Farsibaft signifie nœud persan ; ce type de nœud est aussi appelé senneh ou nœud asymétrique.
 
Faudesteuil :
Siège pliant à piétement en X, fabriqué jusqu'à la Renaissance. L'exemple le plus ancien en est le trône en bronze du roi Dagobert (VIIIe siècle) qui provient du trésor de l'abbaye de Saint-Denis. On les appelle aussi "chaise à tenailles", ou sedia savonarola.
 
Fauteuil :
Terme français, correspondant à l'italien poltrona, utilisé pour désigner des modèles à siège haut et droit dits fauteuils "à la reine" ou meublants ou bien des sièges moins rigides, au dossier incurvé et incliné appelés courants ou cabriolets très à la mode au XVIIIe siècle. Parmi les différents types de fauteuils, l'un des plus célèbres est le fauteuil en gondole, apparu vers 1760 et très répandu sous l'Empire et la Restauration.
 
Favrileglass :
Verre fabriqué à la fin du XIXe siècle, aux Etats-Unis, par le décorateur Louis Comfort Tiffany. Il se caractérise par de délicats reflets irisés et par d'élégantes décorations inspirées des motifs floraux typiques de l'Art nouveau. Ce terme vient de l'anglais fabrile, "fait à la main".
 
Ferraghan :
Région du centre de l'Iran d'où viennent les tapis du même nom. Souvent de forme allongée, ils ont également pour caractéristiques une chaîne et une trame en coton et un velours en laine. Les motifs, généralement tirés de la tradition persane, sont élégants et raffinés : la rosette apparaît fréquemment dans la bordure et dans les écoinçons, ainsi que dans l'ornement central, souvent en forme de médaillon.
 
Ferrat ou ferat :
Sorte de seau en fer ou en cuivre, parfois en bois, qui servait à puiser ou à transporter de l'eau. Le ferrat était souvent accompagné de la "casse", une grande louche en cuivre. Très décoratifs, les modèles en cuivre sont souvent utilisés comme cache-pot.
 
Ferret :
Tige métallique dont le verrier se sert pour cueillir des parai sons qu'il n'aura pas à souffler.
 
Ferronnière :
Bijou de l'époque romantique inspiré par celui que porte la femme sur le tableau de Léonard de Vinci, La Belle Ferronnière, exposé au musée du Louvre. Il s'agit d'un pendentif retenu sur le front par une chaîne en or. exemple d'un bijou remis à la mode par une œuvre célèbre.
 
Feston :
Motif ornemental utilisé en architecture, en peinture, en sculpture et en ébénisterie. Formé d'une gerbe de fleurs, de feuilles et de fruits entremêlés et maintenus par un ruban, il peut prendre l'aspect d'un cordon ou d'une guirlande et apparaître seul ou. plus généralement. se répéter de façon à former une sorte de frise. Souvent utilisé dans l'art classique, il fut repris à la Renaissance, ainsi qu'aux époques baroque et néoclassique.
 
Feuille d'eau :
Motif décoratif ressemblant à une feuille de roseau. Très appréciée sous la Régence, la feuille d'eau se trouve sur la partie ventrue de certaines pièces d'orfèvrerie. L'Art nouveau reprit ce décor à la fin du XIXe siècle, dans un style beaucoup plus naturaliste.
 
Fibule :
Bijou antique formé d'une épingle destinée à maintenir un vêtement, rehaussée d'un décor. En bronze ou en or, l'épingle est en demi-cercle pour tenir une grosse épaisseur de tissu, et la partie visible, plate, est ciselée ou repoussée, parfois incrustée de pierres fines.
 
Filigrane :
Technique décorative utilisée en joaillerie. Elle consiste à réduire des métaux précieux, comme l'or ou l'argent, en fils très fins et de différentes épaisseurs, appliqués ensuite sur la surface de l'objet de façon à former des motifs ornementaux. Les fils peuvent être disposés parallèlement, entrelacés, torsadés ou bien enrichis de grains ou de petites perles du même métal. Toute l'adresse de l'artisan réside dans la régularité des motifs et la finesse des soudures, qui doivent rester invisibles. Cette technique a des origines très anciennes : elle est attestée en Egypte, en Grèce, à Rome, et dans les mondes byzantin et islamique. Le filigrane est aussi une marque distinctive inscrite dans la fibre du papier, visible uniquement par transparence. Elle permet de dater les papiers anciens, donc les livres et les gravures. En orfèvrerie, le filigrane est une façon de travailler le métal à partir d'un fil dessinant différents décors et qui ressemble à une résille.
 
Flambeau :
Terme utilisé à partir du XVIIe siècle pour désigner un chandelier, qui se rapportait auparavant à la chandelle elle-même. Généralement assemblés par paire, les flambeaux, en bronze ou en argent, sont formés de trois parties qui se vissent l'une dans l'autre : le pied, le fût et le binet. Adoptant tous les styles successifs depuis le XVIIe siècle, ils sont devenus inutiles à la fin du XIXe siècle, avec l'arrivée de l'électricité.
 
Flamboyant, style :
Terme qui désigne la fin du style gothique français, caractérisé en architecture par des lignes très élancées, aériennes et élégantes. Dans le domaine de l'ébénisterie, il s'applique à certaines parties décoratives dont la forme évoque les fenêtres et les rosaces des cathédrales françaises. Le style "à la cathédrale" est caractéristique de l'époque Charles X.
 
Flamme :
Motif ornemental très répandu dans le mobilier du XVIe siècle, surtout dans les régions du centre de l'Italie. Formé d'un dessin gravé en forme de flamme ou de feuille, il se trouve le plus souvent sur les côtés du dossier ou sur les accotoirs des sièges de l'époque, ainsi que sur les coffres et les commodes.
 
Flammé :
En ébénisterie, façon de poser le placage en formant, avec les veinures naturelles du bois un motif rappelant une flamme.
 
Flasque de pèlerin :
Récipient en forme de sphère aplatie ou de poire, utilisé par les voyageurs pour concerver l'eau. Il doit sa forme à la courge séchée, utilisée autrefois et présente des anneaux à travers lesquels passait une chaine ou une courroie pour le en bandoulière. Fabriqué en Chine dès le VIIe siècle, ce récipient, le fut en Europe à parla fin du XVe siècle, en nique, en verre ou en argent, souvent très décoré.
 
Fleur de coin :
Expression employée en numismatique pour désigner une pièce telle qu'elle était en sortant du coin monétaire -outil qui transmet l'empreinte choisie.
 
Fleuron :
Motif ornemental isolé en forme de fleur stylisée, apparu à l'époque gothique et repris au XIXè siècle. En architecture, il désigne une rosace ou un bouton isolé, et en bibliophilie le motif illustrant une fin de chapitre, un titre, ou un décor sur la reliure.
 
Flint glass :
Verre anglais d'une luminosité et d'une transparence rares, appelé aussi cristal plombifère : fondu avec de l'oxyde de plomb, il réfléchit la lumière de manière exceptionnelle. Plus lumineux mais moins dur que le cristal de Bohême, il se prête moins bien à une taille minutieuse. Introduit en Angleterre en 1676, il se répandit dans toute l'Europe au XIXe siècle.
 
Floral, style :
Ce style s'est répandu dans l'architecture, l'ameublement et les arts décoratifs dans toute l'Europe entre la fin du XIXe et le début du XXe siècle. En Italie. où il porte le nom de Liberty, il se caractérise par des lignes courbes, et des motifs naturalistes, surtout floraux.
 
Florin :
La première monnaie d'or émise à Florence en 1252, copiés ensuite dans toute l'Europe, y compris en France.
 
Flûte :
Verre utilisé en Europe à partir des XVIe et XVIIe siècles pour les vins pétillants. Ainsi nommé par analogie avec l'instrument de musique, il a une forme élancée, avec une coupe conique sur pied.
 
Fo :
Statuettes chinoises
présentées en paire, figurant des chiens lions, considérés comme les gardiens du Bouddha (Fo en chinois). Souvent en céramique émaillée, avec une boule dans la gueule symbolisant le trésor de la foi bouddhique, ils sont placés à l'entrée d'une demeure.
 
Fonctionnalisme :
Courant de pensée qui privilégie, dans l'art, l'aspect fonctionnel par rapport à l'aspect esthétique. C'est le côté pratique de l'objet qui fait sa valeur. Cette théorie, répandue surtout à la fin du XIXe siècle en Amérique, avec l'architecte Louis Sullivan, eut une influence considérable sur les conceptions esthétiques du Bauhaus, conditionnant la conception des maisons, des meubles et des différents ustensiles, ainsi que le choix des matériaux.
 
Fond d'or :
Locution utilisée en peinture à propos des tableaux, datant généralement du Moyen Age, dont le fond est recouvert d'une feuille d'or collée à la surface par un bol ou un mordant. Cette technique, abandonnée à la Renaissance dans la peinture occidentale, survécut dans l'art oriental. Dans l'art du verre, elle désigne une technique de décoration -d'origine très ancienne, mais particulièrement florissante dans l'Allemagne du XVIIIe siècle : une feuille d'or très fine est appliqué à froid et généralement gravée ; on fait couler dessus une autre couche de verre, ou bien on l'insère entre deux plaques de verre transparent. On appelle cette technique "Zwischengoldglas" en allemand (littéralement "or entre deux verres"). En français, on désigne sous le nom d'"églomisé" un fixé sous verre à la feuille d'or.
 
Fourré :
Adjectif employé en numismatique pour désigner des monnaies constituées principalement d'un métal sans valeur (cuivre ou plomb) et recouvertes d'une pellicule d'argent ou d'or qui leur donne l'apparence de pièces authentiques. Les monnaies fourrées sont apparues dès l'antiquité, réalisées soit par des faussaires, soit par des institutions officielles ou des gouvernements en difficul tés financières. Des deniers fourrés ont été émis sous la République romaine avec un cours légal.
 
Franc :
Unité monétaire apparue en France au XIVe siècle. A l'origine, le franc n'était qu'une monnaie de compte équivalent à une livre en argent. Le "franc à cheval" a été frappé sous le règne de Jean le Bon pour payer la rançon exigée par les Anglais qui retenaient prisonnier le roi de France. Charles V a créé en 1365 le "franc à pied" qui représentait le roi de France sous un dais. Cette pièce a été remplacée en 1385 par l'écu d'or. Henri III a institué ensuite le franc d'argent en 1575. La Convention a créé, par un décret du 7 octobre 1793, le franc or de 10 grammes de métal pur devenu par la suite l'unité monétaire nationale, qui s'est substitué à la livre royale.
 
Frankenthal :
Cette manufacture de porcelaine, qui fonctionna entre 1755 et 1799, devint l'une des plus importantes d'Allemagne à cette époque. Les plus estimées sont les pièces de la première période de production, notamment les statuettes, fabriquées avec une pâte dure très fine, de couleur blanc crème, et recouvertes d'une peinture émaillée aux teintes douces. Vers 1780, la manufacture commença à ressentir l'influence de Sèvres et à s'orienter vers une production moins originale.
 
Fratina, fratino :
En ébénisterie, ce terme désigne une table de la Renaissance typique des réfectoires de couvents , longue et étroite, dont les pieds sont reliés par une traverse ou par deux planches. On appelle aussi fratina une chaise toscane, inspirée du siège du XVIe siècle ; de structure massive et de lignes sévères, elle se caractérise par un dossier composé de deux ou trois car- touches superposés, richement décorés.
 
Frêne :
Bois de teinte blanchâtre, à veinures brun jaunâtre, fourni par des arbres originaires d'Amérique mais existant aussi en Europe. Sa texture, élastique, résistante mais plutôt légère, le rend facilement sujet à l'attaque des vers. C'est pourquoi il est généralement réservé à la fabrication de meubles d'usage courant.
 
Fretel :
Motif en forme de gland, de pomme de pin, de fruit, de bouton de fleur servant de prise à un couvercle de récipient en céramique ou en argent. Le fretel désigne également le motif en métal ciselé qui coiffe un manche de couteau.
 
Frisage :
Bois de placage dont les jeux de veines forment des motifs naturels. Juxtaposés d'une certaine façon, les frisages produisent des effets optiques décoratifs tels que des "pointes de diamant", des "livres ouverts" ou des "ailes de papillons".
 
Frise :
En architecture, il s'agit de la partie de l'entablement située entre l'architrave et la corniche. Dans les arts appliqués et l'ébénisterie, il s'agit d'une composition ornementale sculptée, gravée, incrustée ou peinte qui se déploie horizontalement.
 
Fritte :
Ce terme désigne la composante vitreuse de la porcelaine à pâte tendre ou bien la substance à base de silice utilisée pour la fabrication du vernis plombifère qui recouvre les faïences. En archéologie, il désigne une substance de nature vitreuse que les Egyptiens utilisaient pour la fabrication d'amulettes et les sceaux. La "fritte égyptienne ou d'Alexandrie" est aussi une matière bleue
 
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